1. Les repas : un moment clé dans le développement de l’enfant
Pour un jeune enfant, manger ne consiste pas seulement à se nourrir. C’est aussi découvrir de nouvelles saveurs, expérimenter différentes textures et apprendre progressivement à reconnaître ses sensations de faim et de satiété.
Chaque enfant évolue à son rythme. Certains acceptent facilement les nouveaux aliments, tandis que d’autres ont besoin de les observer, de les toucher ou de les sentir plusieurs fois avant de les goûter.
Cette réticence à goûter des aliments nouveaux ou inconnus peut correspondre à ce qu’on appelle la néophobie alimentaire. Fréquente chez les jeunes enfants, elle fait partie du développement alimentaire et ne constitue pas, à elle seule, un trouble.
2. Refus alimentaires : comment réagir au quotidien ?
- Ne pas forcer l'enfant à manger : Respectez ses sensations de faim et de satiété, tout en restant attentive à ses besoins nutritionnels.
- Proposer sans imposer. Présentez régulièrement de nouveaux aliments, en petites quantités et sans obligation de goûter.
- Valoriser la découverte. Toucher, sentir ou observer un aliment constitue déjà une étape dans l’apprentissage.
- Instaurer un cadre rassurant. Des repas dans le calme, des habitudes régulières et une attitude bienveillante aident l’enfant à se sentir en confiance.
Un exemple concret ?
3. Refus alimentaire ou difficulté persistante, quand faut-il s’inquiéter ?
- L’enfant refuse un très grand nombre d’aliments et son alimentation devient particulièrement limitée.
- Les repas provoquent régulièrement des pleurs, une forte anxiété ou des réactions de détresse.
- Il présente des difficultés à mâcher ou à avaler.
- Vous remarquez une fatigue inhabituelle, une perte de poids apparente ou un changement dans son état général
Votre rôle n’est pas de poser un diagnostic, mais d’observer et de transmettre vos observations aux parents.
4. Pourquoi se former à la prévention des troubles alimentaires de l’enfant ?
« Prévention et gestion des troubles alimentaires de l’enfant », d’une durée de 21 heures, accessible dans le cadre de vos 58 heures de formation IPERIA, sous réserve des conditions de prise en charge.


