Maladie d'Alzheimer : 10 conseils pour mieux accompagner
À l’occasion de Septembre Mauve, mois de mobilisation à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées, My Académie vous propose 10 conseils pour mieux comprendre et accompagner une personne atteinte de la maladie au quotidien.
La maladie d’Alzheimer ne touche pas uniquement la mémoire. Au fil de son évolution, elle peut également entraîner des difficultés de langage, d’orientation, de de compréhension ou dans la réalisation de certains gestes du quotidien.
Pour les proches comme pour les professionnels de l’aide à domicile, l’accompagnement doit donc évoluer avec la personne, ses besoins et ses capacités.
Voici 10 repères essentiels.
1. Prendre le temps de communiquer
Lorsque la communication devient plus difficile, inutile de se précipiter. Quelques réflexes peuvent faciliter les échanges :
- placez-vous face à la personne, à sa hauteur ;
- assurez-vous qu’elle vous voit et vous entend correctement ;
- parlez lentement et avec des phrases courtes ;
- posez une seule question à la fois ;
- laissez-lui le temps de répondre.
La Haute Autorité de Santé recommande notamment d’adapter son discours et son attitude afin de faciliter la communication.
Le bon réflexe : mieux vaut quelques secondes de silence qu’une réponse donnée à la place de la personne.
2. Ne pas chercher systématiquement à corriger
« Mais je te l’ai déjà dit. »
« Non, ce n’est pas comme ça. »
Ces phrases peuvent sembler anodines, mais elles risquent de mettre la personne en difficulté ou de générer de la frustration.
Lorsqu’elle se trompe, confond une information ou répète une question, l’objectif n’est pas nécessairement de lui faire retrouver la « bonne » réponse à tout prix.
Privilégiez une attitude rassurante et évitez de la mettre en échec.
Il est souvent préférable de rassurer, reformuler ou simplement poursuivre l’échange.
Accompagner, ce n’est pas corriger chaque erreur.
C’est avant tout préserver la relation.
3. Préserver au maximum son autonomie
Avec l’évolution de la maladie, certains gestes peuvent devenir plus difficiles. Pour autant, il est important de ne pas faire systématiquement à la place de la personne.
Lorsque cela est possible, laissez-la participer :
- choisir ses vêtements ;
- mettre la table ;
- préparer une activité ;
- ranger quelques affaires ;
- participer à la préparation d’un repas.
La HAS rappelle que l’accompagnement doit notamment chercher à préserver et maintenir l’autonomie de la personne dans les actes de la vie quotidienne et dans les décisions qui la concernent.
Une petite action réalisée seule peut représenter beaucoup pour la personne.
4. Conserver des repères dans la journée
Les changements trop fréquents peuvent être déstabilisants.
Lorsque cela est possible, conserver une certaine routine peut aider la personne à se repérer :
- horaires réguliers ;
- habitudes du matin ;
- repas à des heures similaires ;
- objets familiers ;
- environnement connu.
Ces repères peuvent contribuer à rendre le quotidien plus prévisible et rassurant.
5. Adapter l'environnement
Un environnement trop bruyant, trop chargé ou comportant de nombreuses sollicitations peut compliquer la compréhension et l’orientation.
Quelques ajustements simples peuvent faciliter le quotidien limiter les bruits parasites pendant un échange, éviter de multiplier les sollicitations en même temps et garder les objets utiles facilement accessibles.
L’objectif n’est pas de transformer complètement le logement, mais de créer un environnement dans lequel la personne peut conserver le plus possible ses habitudes et ses repères.
6. Valoriser ce qu'elle sait encore faire
Les changements trop fréquents peuvent être déstabilisants.
Lorsque cela est possible, conserver une certaine routine peut aider la
La maladie d’Alzheimer entraîne des pertes de capacités, mais la personne conserve aussi des compétences, des habitudes, des goûts et des souvenirs.
Plutôt que de se concentrer uniquement sur ce qui devient difficile, essayez de vous appuyer sur ce qui reste possible.
Une activité appréciée, une chanson connue, une recette familière ou simplement une conversation autour d’un souvenir peuvent devenir de véritables moments de partage.
Le regard porté sur la personne compte autant que l’aide apportée.
7. S'appuyer sur les souvenirs et les habitudes
Les souvenirs anciens peuvent parfois être plus facilement accessibles que les informations récentes.
Les photos, la musique, certains objets ou les activités familières peuvent être de bons supports pour maintenir le lien.
Mais attention : il ne s’agit pas de transformer chaque échange en exercice de mémoire.
L’objectif est avant tout de partager un moment agréable, sans mettre la personne en situation d’échec.
8. Proposer des activités adaptées à ses capacités
Une activité trop complexe peut rapidement devenir source de frustration.
Privilégiez des activités simples, familières et adaptées aux capacités du moment :
- écouter de la musique ;
- regarder des photos ;
- jardiner ;
- cuisiner une recette connue ;
- plier du linge ;
- faire une promenade ;
- réaliser une activité manuelle.
Ce qui compte n’est pas la performance ou le résultat final,
mais le plaisir de participer.
9. Chercher ce qu'un changement de comportement peut exprimer
Les souvenirs anciens peuvent parfois être plus facilement accessibles que les ina
Une personne atteinte d’Alzheimer peut parfois avoir des comportements inhabituels : agitation, refus, répétitions, anxiété, irritabilité…
Plutôt que de considérer uniquement le comportement comme un problème, essayez de vous demander ce qu’il peut exprimer.
Fatigue ? Douleur ? Faim ? Besoin d’aller aux toilettes ? Environnement trop bruyant ? Incompréhension ?
Observer le contexte dans lequel le comportement apparaît peut aider à mieux comprendre les besoins de la personne et à adapter l’accompagnement.
En cas de changement important ou inhabituel, il est important d’en parler aux professionnels de santé concernés.
formations récentes.
Les photos, la musique, certains objets ou les activités familières peuvent être de bons supports pour maintenir le lien.
Mais attention : il ne s’agit pas de transformer chaque échange en exercice de mémoire.
L’objectif est avant tout de partager un moment agréable, sans mettre la personne en situation d’échec.
10. Ne pas rester seul face aux difficultés
Accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut être exigeant, aussi bien physiquement qu’émotionnellement.
Les proches aidants comme les professionnels ne doivent pas hésiter à demander conseil, se former et solliciter les ressources disponibles.
Des associations comme France Alzheimer proposent notamment des formations, des groupes de parole et différentes actions de soutien destinées aux aidants.
Pour les professionnels, la formation permet également de mieux comprendre la maladie et d’adapter ses pratiques professionnelles. France Alzheimer souligne notamment l’importance de former les professionnels afin de proposer un accompagnement adapté aux spécificités de la maladie.
Et surtout : s’adapter à la personne
Il n’existe pas une seule bonne manière d’accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Chaque personne a son histoire, ses habitudes, ses goûts, ses capacités et ses besoins. Et ces besoins peuvent évoluer au fil du temps.
Pour les professionnels de l’aide à domicile et les auxiliaires de vie, développer ses connaissances sur la maladie permet donc de mieux comprendre certaines situations et d’adapter son accompagnement au quotidien.


